Quelle heure est-il?

lundi 24 octobre 2016

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane

Mais bien le bonjour à vous,

Alors qu'est ce que vous avez pensé de mes histoires de chauffe eau et d'inondation? Vous en voulez encore? et bien vous allez être servis....

A peine remis de nos émotions aquatiques du week-end précédent et notre bassement séchant encore tranquillement, nous savourions une agréable fin d'apres-midi en famille en écoutant la pluie tomber dehors. C'est alors qu'un délicat petit bruit d'eau vint tinter dans mes mignonnes petites oreilles. D'un bond, je saute du canapé en hurlant "ça recommence!!!" suivie de peu par Pierrick, nous nous précipitions dans la cave, mais aucun signe d'eau sur le sol...Mais alors d'où vient ce bruit? je me précipite vers les escaliers et là horreur...l'eau s'écoule depuis la porte latérale et ruisselle dans les escaliers... je suis sur le point d'ouvrir la porte pour voir ce qu'il se passe quand Pierrick m'en empêche en hurlant "n'ouvre surtout pas, on est sous l'eau"....En effet, depuis la fenêtre, nous apercevons la place de parc qui est couverte d'eau. Mimine a les roues dans pas moins de 30 cm d'eau. Catastrophe, c'est l'inondation. Depuis le salon, on ne voit plus la rue. La grille d'évacuation s'est bouchée, l'eau s'est accumulée, elle a débordé et a emporté avec elle tous les copeaux de bois du jardin zen du voisins. Pierrick en sapeur pompier volontaire décide alors d'enfiler son plus beau short et ses nike air jérusalem pour aller déboucher sous une pluie battante la grille évacuation et ainsi tenter de faire baisser le niveau d'eau de notre drive way... Après quelques douches forcées en raison des voitures circulant sur Copper Street, il arrive à diminuer le flot de l'eau et à évacuer ce qui stagnait sur notre place de parc.

Quel héros ce Pierrick!!! il a été formidable sur ce coup là. Hip hip hip hourra.... et comme les images parlent souvent mieux que les textes, voilà ce que ça donne....

Bisous mes petits gouttelettes

Alex &co







Chauffe eau et sanitaire

Un bonjour humide de Sudbury,

Après l'épisode vacances et Hiro, je ne pouvais pas passer à côté de notre expérience louisianesque. Tout à commencé par un beau matin d'août, où à cause des chaleurs accablantes nous avions décidé qu'un petit coup de climatisation dans la maison ne ferait de mal à personne et permettrait sans aucun doute aux enfants de mieux dormir, et par ricochet, Pierrick et moi aussi. Donc nous avions mis la clim en marche et ainsi passé une très bonne nuit... 

le matin suivant, mon mari parti, mes enfants en mode vacances je vaque à mes occupations quotidiennes. C'est alors qu'en déambulant au sous sol dans l'immense pièce qui nous sert de réduit-salle de jeux-buanderie-congélateur-frigo-chauffe eau-tuyau, je m'aperçois de la présence d'une flaque, et pas une petite, dans laquelle baigne le carton des câbles informatiques de Pierrick. Gloups, la tuile, y a une fuite d'eau quelque part....

Je m'empare donc de ma panosse canadienne pour tenter de pomper l'eau, tout en m'apercevant que l'utilisation de linges pour faire barrages ne serait pas superflus et que le congélateur a les pieds dans l'eau....bref, j'arrive au bout de 15 minutes à sécher tout ça...Suspectant que la clim, y est pour quelque chose, je décide de ne plus l'utiliser pour le moment afin de valider ma théorie....j'assume donc la chaleur harassante, des enfants transpirants-collant-suant et des nuits tropicales. Le lendemain matin...hélas...rebelotte...C'est alors qu'en bon Sherlock Holmes que je suis, je m'aperçois que de fines goutellettes s'échappent de l'appareil qui nous sert de chauffe eau. Un seau en dessous fait tout à fait l'affaire pendant que j'appelle l'entreprise venue installer cet appareil en ayant pris soin au préalable de réviser mes pages de vocabulaire "plomberie-inondation". La classe, on est vendredi, quelqu'un viendra mardi, il ne reste plus qu'à attendre. 

Par contre, hélas et merdasse (oui j'ose le dire...) les quelques petites gouttes coulant du chauffe eau se sont petit à petit transformée en filet d'eau, puis en cascade pendant le week-end. Résultat des courses, le seau ne suffisant plus, j'avais dû passer à la poubelle, puis à la poubelle de recyclage (plus haute que la poubelle standard...) et me suis donc couchée dimanche soir en priant Dieu que ça ne déborde pas pendant la nuit... Hélas ce jour là, mes prières ne sont pas montées jusqu'au ciel et Dieu devait être occupé ailleurs, car le lendemain matin, catastrophe.... ma cave est inondée... on patauge dans 15 cm d'eau...Seule à la maison avec les enfants, j'engage ma fille qui écope l'eau comme elle peut à coup de verre en plastique. De mon côté, je barricade les portes avec des linges, et me mets aussi tôt à écoper....jusqu'au moment où je réalise que dans la pièce se trouvent 2 appareils électriques encore branchés et que je suis pied nu...j'enfile donc au plus vite une paire de chaussure et envoie ma fille devant la télévision....Paniquée, je ne sais que faire. Les conseils avisés de Maman me disent d'appeler les pompiers ou un sanitaire. J'opte pour l'homme à tout faire qui m'envoie aussi tôt 2 de ces gars pour aspirer l'eau et sécher la pièce. Et cadeau-bonus, un de ces gentils Monsieur (que j'aurais embrassé sur la bouche pour le remercier tellement j'étais contente de les voir arriver), d'un coup de poignet bien placé s'est tout de suite empressé de fermer le robinet d'eau du chauffe eau en me jetant un regard accusateur "pourquoi vous avez pas fermé l'eau?"....

Quelle aventure, je me remets tranquillement de mes émotions et le soir venu, m'offre un petit verre de blanc bien mérité en repensant aux événements de ces derniers jours et avec un petit pincement au coeur, je me dis que j'aurais peut être dû appeler les pompiers....

Plein de gros becs mes petits ballons d'eau chaude

Alex &co





jeudi 8 septembre 2016

RIP Hiro (2003-2016)

"Tant que vous n'aurez pas aimé un animal, une partie de votre âme sera toujours sans éclats, endormie"
Anatole France

Ecublens, ton premier chez toi et l'arrivée d'un turbulent petit Hébus,
Eclepens, un an sur une armoire à observer Hakima,
Orbe, les premières sorties dans le monde libre et l'arrivée d'Elanor,
Echandens, l'europapark à chat et l'arrivée d'Aurèle,
Sudbury, 6'000km, l'avion, les racoons les oies bernaches....

Voilà Hiro, le voyage de ta vie se termine ici. Tu en auras parcourus des kilomètres sur cette planète. La fenêtre  restera à jamais ouverte pour toi.


Est ce que tu viens pour les vacances?


moi je n'ai pas changé d'adresse (enfin si un peu quand même),  je serais je pense, un peu en avance au rendez vous de nos promesses....

Sur ces belles paroles, je vous salue bien bas mes petits touristes en short, espadrille et panama.

Ici l'été continue à se montrer clément et nous profitons allègrement de ces températures dignes du sud de la France en plein mois d'août. Sans compter le fait que nous sommes dans les starting block pour nos vacances à nous...enfin... les premières vrais vacances depuis 5 ans, vous vous rendez compte? On n'en peut plus, on tire la langue, on a trop hâte....

Après une préparation digne d'un marathonien et la lecture acharnée des guides sur le Quebec, carte à l'appui et Internet mon ami, le collage de post-it en règle sur les éléments incontournables à visiter pendant notre périple, les réservations d'hôtel, d'Air B&B, de skype avec Lotte et Pascal pour coordonner tout ça, de surchauffe de nos cartes de crédit, et de questions existentielles telles que: "comment va-t-on mettre 4 adultes, 2 enfants avec leur siège et les bagages pour faire les 8 heures qui nous relient à Montreal, sans avoir à tirer à la courte paille pour savoir qui voyagera sur le toit de mimine?" on était prêt à accueillir nos 2 premiers hôtes suisses dans notre modeste demeure Sudburienne: David et Emilie. 

Depuis que nous avions dit à Elanor que Dada allait passer quelques jours de vacances à la maison avec sa chère et tendre Emilie, elle était intenable. La rengaine commençait au saut du lit avec le traditionnel "C'est aujourd'hui que Dada et Emilie arrivent" et clôturait le rituel quotidien du coucher  "il arrive quand Dada?" Pfiouuuu, ça a été long, mais quelle joie dans les yeux de notre puce quand elle a vu David et Emilie arriver. Elle était aux anges. Je dois vous avouer que nous aussi on était content de les voir. Un petit bout de la Suisse avec nous pour quelques jours, c'est agréable. Entendre des nouvelles des copains rester en Suisse, savourer ces délicieuses bouteilles de nectar valaisans et ses parties de chybre extraordinaire le soir venu et les enfants couchés, sans compter le remake de question pour un champion avec les questions du Trivial poursuite Genius, quel bien ça fait. Pour la peine, on s'est transformé en guide touristique et nous leur avons fait découvrir quelques jolis coins et spécialités de notre petit coin de pays. Mais l'heure était déjà au revoir...pas pour très longtemps, puisque nous nous étions donné rendez vous dans 10 ans, même jour, même heure, même pomme...en fait pas du tout, seulement 4 jours plus tard à Montreal sur la terrasse d'une petite brasserie prometteuse...



Il était temps pour nous 4 de partir en direction de Toronto avec notre puissante Minime pour aller pêcher à l'aéroport, 2 neuchâtelois venus nous rendre visite et profiter de l'occasion pour faire un petit tour naturo-découverto-gastro-touristique en Gaspésie. Arrivés à Pearson, les enfants ont pu fièrement brandir leur panneau de bienvenue à l'attention de Tata Lotte et de Sherkan. C'était sans compter mon émotivité naturelle qui n'a pas pu s'empêcher de me faire verser des larmes de joies en voyant ces deux zozos sortir du terminal international de l'aéroport. Voilà l'équipe est au complet pour les 3 prochaines semaines de voyage et de découverte qui nous attendent. Mais pour l'heure, malgré le décalage horaire pour les uns et la fatigue des bouchons torontois pour les autres, il est temps d'aller fêter nos retrouvailles autour d'une bonne bière.

Notre escapade Torontoise se fera assez vite. Nous on connaît déjà la ville...enfin surtout Pierrick, donc l'objectif c'est les chutes du Niagara et le tour en bateau qui va avec en ayant revêti auparavant le merveilleux sac poubelle rouge qui fera office de ciré. On est loin du superbe ciré jaune breton, mais pour les 20 minutes que dure la ballade, ça devrait faire l'affaire et nous maintenir au sec. Les quelques minutes qui nous séparent de l'embarquement sont pour moi interminables et l'occasion de répéter en boucle le "notre père" de chanter "toi qui dispose" et de faire une dernière prière pour dire à Dieu combien je tiens à la vie et de lui demander de veiller sur ceux que j'aime une fois que j'aurais sombrer dans les bas fond du fleuve...Si vous ne l'aviez pas compris, je ne suis pas très à l'aise sur un bateau...entre le mal de mer, la peur de tomber dans l'eau, la crainte de vivre l'horreur des passagers du Titanic et autres, ce genre d'attraction peut très vite tourner au cauchemar pour moi. Alors là, vous me direz que j'étais pas obligée d'y aller que je pouvais très bien ne pas monter dans ce bateau...mais voilà, j'ai ma fierté (mal placée, je vous l'accorde...) et surtout, je ne pense pas que je reverrais les chutes de si tôt alors autant faire les choses jusqu'au bout. Très bien... on est dedans...pourvu que tout se passe bien...Aurèle saute et court partout, Elanor hurle d'excitation, Pierrick boutique avec sa GoPro et moi attachée de toutes mes forces à la balustrade je m'efforce de fixer un point sur l'horizon histoire que les passagers du pont inférieur ne soient gratifiés de ce qui se trouve dans mon estomac. ça y est le bateau quitte le port en direction des chutes, autant vous dire que je ne savoure rien du paysage, trop concentrée à réciter mon psautier et à fixer ce maudit horizon qui n'arrête pas de bouger. En bas des chutes, on est mouillé, que dis-je trempé, mon ciré prend l'eau, Aurèle le pauvre est aspergé d'immense quantité d'eau, Elanor rit aux éclats, Pierrick filme la scène et Lotte et Pascal, je ne sais pas, j'en suis à mon 1412è Notre Père...Puis le bateau quitte les chutes pour regagner le port, et d'un coup d'un seul, comme si de rien n'était mon mal de mer disparait, mon estomac reprend sa place et me voilà fraiche comme une rose. Si le capitaine ne m'avait pas forcé à descendre, j'aurais bien refait un tour histoire de vivre l'expérience comme il faut...






Après Toronto, Sudbury, il est temps pour notre petite troupe de regagner pour quelques jours Sudbury pour que Lotte et Pascal puissent voir la maison. Ensuite c'est direction Montreal et la Gaspésie. Grâce à une partie de tetris mémorable de Pierrick et Pascal, tout rentre dans la voiture...bonne nouvelle, personne ne voyagera sur le toit. Et c'est le grand départ pour Montréal, les 8 heures de route sont avalées avec une rapidité déconcertante. Les garçons font office de chauffeur et  on arrive pile poil pour l'apéro sur la terrasse de la brasserie sélectionnée quelques jours plus tôt avec David et Emilie. Ces derniers nous rejoignent et c'est une merveilleuse soirée houblonnées que nous passons tous ensemble. Puis c'est de nouveau les au revoir avec David et Emilie...mais comme on arrive pas à se quitter, on se donne rendez-vous dans 2 jours à Québec.

De Montréal, nous ne verrons que la vieille ville et le Mont Royal, avant de partir sur Québec, en ayant le matin même déposés Lotte et Pascal à l'agence de location de voiture. Dès ce moment Mimine réintègre la configuration habituelle de 4 sièges et un grand coffre. 



2 jours à Québec, on va pouvoir profiter un peu. On découvre la vielle ville, les remparts, la citadelle, Frontenac et le b&b de Lotte et pascal qui nous accueille pour l'apéro avec vous savez qui.... Puis malgré la pluie battante, David, Emilie, Pierrick, les enfants et moi partons à brides abattues en direction du resto situés quelques rues plus bas. Mais sans parapluie et sans veste de pluie, le trajet s'annonce plus compliqué que prévu. Ce sont donc 6 suisses qui arrivent au resto, légèrement humides pour ne pas dire à essorer... les enfants sont fatigués et ils ont faim... on a tous faim et malgré les seilles qu'ils tombent dehors, on a soif aussi. Au vue de l'heure tardive, les enfants se sont endormis... Aurèle dans mes bras et Elanor sur le bras de David. Il est temps de rentrer, mais en taxi.... Cette fois c'est la bonne hélas...Il est temps de dire vraiment au revoir à David et Emilie. A bientôt les amis, ce fût un vrais bonheur de passer tous ces moments avec vous...à la prochaine.


Mais notre périple ne s'arrête pas là. Nous attaquons la Gaspésie et notre premier arrêt nous mène à Rivière du Loup où, rendez-vous pris au préalable, nous déposons Mimine au garage Nissan pour la vidange d'huile. Le service lui, attendra notre retour à Sudbury. Puis visite du Parc du Bic, un peu dans le brouillard, je dois admettre. Les 14 degrés affichés dans la voiture, me font drastiquement regretté les 35degrés de Sudbury. Heureusement ce n'est que passager et quelques kilomètres de marche plus loin, une descente vertigineuse qu'il faudra remonter après, nous pouvons observer une magnifique colonie de phoque échoués.




Après avoir quitté nos phocidés, nous attaquons la route en direction de St Anne des Monts où Lotte et Pascal nous attendent déjà. Les retrouvailles se feront au bord de la route...comme ça, au hasard...ils photographiaient une pseudo ancienne église et nous passions par là pour rejoindre notre hôtel. Après un tourné sur route digne des plus grands box office américain nous rejoignons nos deux Neuchâtelois pour un petit brin de causette improvisé et nous fixons rendez vous pour l'apèro de tout à l'heure, en ayant pris soin au préalable de réserver le resto pour le soir. On a mangé dans la pêcherie: le jour ils vendent du poissons et le soir le lieu se transforme en restaurant où l'on mange les prises du jours... Un charme fous, un monde incroyable, un serveur original sous l'emprise incontestée de la caféine qui part dans de grandes explications inaudibles, nous passons une soirée merveilleuse et le homard se laisse manger dans un silence religieux...

Le lendemain découverte du parc de la Gaspésie, les enfants trottent, marchent sans rechigner. Ils montent au sommet et redescendent avec autant de fougue. La présence de Tata Lotte et Sherkan n'est pas innocente à leur bonne humeur et à leur entrain. L'achat de jumelle ajoute lui aussi un peu de piment à la randonnée. Sur la descente, nous apercevons notre orignal tant attendu. Nous l'avons guété dans les sous bois du début jusqu'à la fin, nous commencions à prendre courage et avions d'ores et déjà un peu déclaré forfait. Les cris d'Aurèle ayant sans doute poussé notre cornu barbu à se réfugié plus au fond dans la foret. Mais c'était une erreur. Dame Orignal était bien là, accompagnée de son petit que nous n'avons pas eu la chance de croiser hélas. Je peux vous assurer que nous l'avons prise sous toutes ces coutures et nous étions soulagés de ne pas avoir marché pour rien.



Puis nous sommes parti en direction de Gaspé, pour rejoindre vous savez qui, qui avaient toujours une nuit d'avance sur nous. De Gaspé, nous sommes partis sur Percé. A Percé, nous n'avions pas d'autre choix que de monter sur un bateau...hé oui encore un...suis maudite. Mais cette fois, j'avais pris mes précautions. Un chewing gum contre le mal de mer devrait me permettre de supporter les 40 minutes de bateau qui nous emmène faire le tour du rocher Percé puis de l'île Bonnaventure avant de nous larguer sur l'île pour que nous puissions aller admirer la colonie de Fou de Bassan. Autant vous dire que cette charmante excursion maritime s'est passée remarquablement bien, assommée par le médoc, j'ai pu garder pour moi mon petit déjeuner et admirer le paysage. Une fois débarqué sur cette île sans aucune trace d'eau potable, le pique nique avalé, nous voilà parti à l'autre bout de l'île tout en longeant la côte pour aller admirer cette fameuse colonie d'oiseau, la plus grande au monde ou du moins des Amériques. Et là, le jeu en valait la chandelle! Des milliers d'oiseaux, à couper le souffle, une odeur nauséabonde mais dont on fait fi lorsque l'on admire ces volatiles au pelage blanc et jaune, les yeux délicieusement maquillés. Les petits dorment malgré le brouhaha incessant des parents qui volent, chassent et s'affrontent en duel avec leur bec en lieu et place d'une épée. Il est déjà de temps de repartir. Nous avons un bout de route à faire jusqu'à Bonnaventure, notre prochaine étape.






Cette fois c'est la bonne, on a rattrapé notre retard sur les neuchâtelois. A partir de maintenant, on ne se quitte plus jusqu'à Tadoussac. Après un bon souper et une bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvons au petit déjeuner pour planifier les activités de la journée. C'est décidé: ce sera dégustation de miel et de vin de fraise et pour l'après-midi pique nique au bord de la rivière (&%/ç%*ç& Josephine, laisse toi faire....). Et alors là, mais là, je dois avouer que Pierrick nous a trouvé une petite plage privée digne de ce nom. Une cabane abandonnée (ou du moins faisant illusion) une étendue d'herbe avec une table, un accès directe à la rivière de quoi passer un après-midi farniente des plus agréable. On mange, on barbotte, on discute, on bouquine, on lézarde au soleil, un peu plus et on aurait taper le carton, mais c'était sans compter sur les mouches noirs qui viennent gâcher notre moment de détente par leurs piqures...tant pi, on rentre et on va aller boire l'apéro.



Le lendemain, la course poursuite est lancée. Un bon bout de route nous sépare de Rimouski, ville portuaire qui nous permettra de passer le St-Laurent avec voitures et bagages. Objectif de la journée, arriver assez tôt à Rimouski afin de pouvoir passer à la microbrasserie locale, quitte à rater le ferry... (enfin faut pas abuser non plus, j'ai pas envie de traverser à la nage....). Mission accomplie, après un dîner crêpe et une excursion en solitaire de Pascal à la brasserie, on peut monter sur le bateau (quand je vous disais que j'était maudite). De l'autre côté du fleuve, ni une ni deux, on repart en quatrième vitesse, faut qu'on fonce à Tadoussac récupérer les clés de notre chalet avec vue sur le fjord. On est le 1er août, alors faut fêter ça!! Apéro sur le balcon en admirant le soleil couchant sur le Fjord du Saguenay. Pour l'occasion, l'hymne nationale est un peu modifiée: "Sur le Fjord quand le soleil, annonce une soirée superbe, les suisses rentrent dedans pour fuir les moustiques...."Le plaisir extérieur sera de courte durée, les maragouins sont de la partie.




Après cette belle soirée, il est temps de partir faire ce pourquoi on est venu:  partir à la chasse à la baleine, pas pour la manger mais bien pour l'immortaliser sur notre pédicule digitale. Le premier point de vue ne sera pas un succès hélas, après quelques minutes à scruter l'horizon, rien ne se passe...pas le moindre petit nuage à la surface de l'eau, pas de queue qui pointe, ni d'aileron. On descend sur la plage se mouiller les pieds, mais la marée montante nous pousse dans les rochers qu'on escalade pour rejoindre la terre ferme. Tant pi, ça sera pas pour cette fois. Changement de cap, on part à Tadoussac, on les verra mieux depuis là. Et là à peine posé sur nos rochers et le pique nique dévoré, que ça bouge là-bas...où ça? ben là bas regarde? au bout de mon doigt tu vois? Là? non mais tu fais exprès? Là-bas, tu vois pas? Je vous laisse imaginer le dialogue de sourd....comment veux tu donner un repaire quand tu regarde une étendue d'eau plate devant toi....Mais on a vu un rorqual et ça c'est cool. Le soir c'est la partie de cache cache avec les ours. Elanor, Pierrick, Laurianne et Pascal partent en school bus pour observer l'ours. Aurèle et moi restons au chalet pour préparer le souper. Pas que j'aie peur des ours au contraire, mais hélas Aurèle est trop petit pour cette excursion, il pourrait être manger par les ours....mais non je plaisante... Il faut pouvoir rester silencieux pendant 2 heures, donc autant vous dire impossible pour un enfant de 3ans et difficile avec notre barjaque de fille... Mais elle a respecté les règles et a pu voir les ours.


Le jour d'après est un peu plus mélancolique. C'est le jour des adieux....Pascal et Laurianne repartent vers Montréal et vers la Suisse pendant que nous prolongeons encore quelques jours notre expérience québécoise. Nous profitons d'une dernière journée au bord du Fjord avant de de voir quitter ce merveilleux endroit. Puis en route pour le parc Oméga, au nord de Montréal.

Après une bonne tirée en voiture, nous arrivons juste avant la fermeture du parc et récupérons in extremis les clés de notre chalet sans eau courante situé au milieu de la foret du parc. Après une jolie petite promenade en voiture électrique transportant nos bagages, la glacière et le bois pour le feu nous sommes acceuilli à la cabane de l'ours par Bambi et sa famille qui attendent notre arrivée de pied ferme et plus précisément les carottes que j'ai planquées dans le sac pour eux. Un retour en pleine nature, perdu au milieu de la foret, seule au monde et entouré de bambi. Une expérience exceptionnelle... on grille les saucisses et les marshmallow sur le feu, on déguste notre vin en brique, et hop au dodo. Le lendemain matin, une délicieuse odeur de café me chatouille les trous de nez. Pierrick debout depuis l'aube a déjà préparé le feu et fait cuire l'eau pour le café. Ma matinée a un petit air de chasseur d'or du far west.




Et c'est parti pour la visite du parc. Cette fois ci la visite se fera en voiture. C'est nous les animaux pour une fois. Nous sommes encerclés, cernés, entourés, harcelés par des hordes de cerfs, caribou et autres ruminants désireux de piller notre stock de carotte prévu pour l'occasion. C'était sans compter sur Aurèle qui préfère les manger plutôt que de les tendres au museau baveu de Monsieur Caribou essayant d'entrer par effraction par la fenêtre de Mimine. Les ruminants repus, nous repartons en direction de Sudbury pour retrouver notre chez nous.



Waouh, quelles vacances formidables!!que de paysages, d'animaux, de promenades, de découvertes, de surprises, de rire, de discussion. C'était merveilleux. On s'en est mis plein les mirettes.

Il est l'heure pour Pierrick de retourner à la mine. Les enfants continuent leur vacances, la rentrée c'est pour le 7 septembre....

Bisous mes petits caribous,

Alex & co


jeudi 25 août 2016

Mixe et Remixe

Bonjour mes petits glaçons,

Je viens de terminer mon article sur les plages de Sudbury et les chaleurs incroyables que nous avons eues. Je peux donc maintenant passer allègrement à la narration de notre nouvel achat culinaire.

Cela ne va sans dire que, lorsque nous avons quitté la Suisse l'année dernière, nous nous sommes débarrassé d'un nombre incalculable d'objets inutiles, que nous nous sommes jurés de ne plus racheter. Ben en fait, on est très mauvais sur ce coup là....parce que tout ce qu'on a jeté, on finit un jour ou l'autre par le racheter. Mais on a une bonne excuse, quand même... c'est pas les mêmes prises et surtout pas le même voltage... donc tous les appareils électroménagers suisses n'auraient jamais fonctionné ici (bon à part la trancheuse, mais ça c'est une autre histoire...). Du coup, faut bien qu'on rachète...vous comprenez?

Bref, il nous fallait un mixeur. Un mixeur c'est super utile pour plein de chose finalement: les soupes en hiver, les soupes en été, pour faire des Milkshake, faire de la glace pilée etc.... donc l'achat était justifié, le budget voté, surtout que je mourrais d'envie d'un bon gazpacho glacé et Pierrick avait 2 Mojito dans les yeux en lieu et place des pupilles, quant aux enfants, le simple énoncé d'une boule de glace mélangée avec du lait à boire à la paille les faisait saliver....

Donc ni une, ni deux, je pars au Canadian Tire (l'antre du mal) pour acheter mon mixeur. Vous connaissez la rengaine, c'est pas que tu as le choix entre 3 modèles, y'en a 12 de mixeurs. Donc tu prends ton temps et tu lis les étiquettes consciencieusement et tu finis par opter pour celui-là, qui te semble tout à fait approprié pour tes besoins culinaires. Je rentre donc à la maison fière de mon nouvel achat et pressée de tester mon nouveau jouet....c'était sans compter sur l'hilarité de Pierrick au moment où je lui présente la bête....ben oui, j'ai pas fait gaffe, notre mixeur est un "Ninja"....vous vous imaginez la suite???? Non? alors voilà un petit aperçu de ce qui a provoqué un immense fou rire à Copper Street.....


Dès lors à chaque fois que nous mettons en route notre bête tueuse de glaçon, l'hilarité générale s'empare de nous et nous nous penchons en direction du mixer et lui sussurons "ninja" avant de mettre le bouton marche....

Tout ça pour dire que notre ninja de compétition fonctionne du feu de Dieu. Il a la mâchoire d'un requin blanc et ne laisse ainsi aucune chance aux aliments qu'on lui donne. Les gaspachos sont ainsi succulent, les mojitos extraordinaire et les milk-shake font l'unanimité chez les zoulous.

On est prêt pour affronter l'été sudburien en toute quiétude....

Allez, plein de gros becs

Alex & co






mardi 5 juillet 2016

L'été sera chaud

Salut mes petites girouettes et mes petits baromètres,

alors il semblerait que l'été se soit enfin installé par chez vous? Contents de retrouver le soleil? Rassurés de savoir qu'il existe encore?

De notre côté, nous n'avons pas été trop inquiet...Le soleil est notre nouveau meilleur ami après la neige de cet hiver. En effet, il ne nous a pas quitté depuis le mois de Mai. Avec des températures outrageusement scandaleuse....En effet, je n'aurais jamais parié en venant m'installer ici que je pourrais atteindre allègrement les 36°. Il faut avouer qu'après les -40° je pensais pas que les températures feraient un grand écart de la sorte. Mais je ne suis pas là pour me plaindre. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est agréable de pouvoir revivre dehors. Après ces longs mois d'hiver passés à l'intérieur, c'est absolument fantastique de pouvoir profiter du jardin, d'aller se promener sans devoir enfiler 12 couches, d'aller à la plage....oui, vous avez bien lu à la plage....

Ben on aurait dû s'y attendre, mine de rien, avec le nombre de lacs qu'ils ont ici à Sudbury, il y a forcément les plages qui vont avec. Alors, avouons le, même si l'organisation de la protection des berges du lac Ramsey est  nettement moins active que celle du Lac Léman et qu'il est absolument, je dis bien absolument impossible de faire le tour d'aucun de ces lacs à pied ou à vélo à moins de traverser toutes les propriétés privées des riverains avec leur accès direct et ponton, il existe tout de même une ou deux petites plages tout à fait sympathique qui ont un petit air de Préverenges beach, les bbq en moins....

Car pour ça, ils sont un peu psycho rigide ces canadiens. Impossible de faire tes grillades sur la plage ou à côté et encore moins possible d'ouvrir une bouteille de blanc bien fraîche à peine sortie de ta glacière pour l'apéro. On ne boit pas en publique ici, Monsieur. Alors à moins de mettre ta bouteille de blanc dans un cornet papier opaque et de boire au goulot ton Sauvignon Chilien, tu te rabats sur une jus de lime Zéro calorie...hmmmmm un vrais régal....(c'est bien sûr ironique, vous pensez bien....)

Tout ça pour dire que quand notre station météo s'est mise à surchauffer en atteignant les 35°, nous sommes tous montés dans Mimine nous mettre au frais à la clim et nous sommes partis en direction de la plage la plus proche. Au bout de 5 minutes de voiture, nous voilà arrivé....on aurait pu y aller à pied, mais il faisait chaud, et pi ça monte et pi on était chargé et pi dans ce pays, on fait rien à pied...alors tant qu'à faire on a pris la voiture.... Ce qui sommes toutes, n'est pas toujours un bon calcul. Car les canadiens ne sont pas très doué en terme de parking surtout quand y a pas les lignes au sol...enfin même quand y a les lignes au sol, ils sont pas bons....bref, c'est un autre chapitre de notre vie canadienne, j'y reviendrais peut être un jour.... Donc tout ça pour dire qu'une fois arrivé au parking de la plage c'est un peu la galère pour parquer ton pathfinder. Car entre les voitures de travers, celles qui laissent la place de faire descendre une pachyderme enceinte et les RAM 2500 qui dépassent de partout, tu as un peu de la peine à te faire ta place. Alors que si comme en Suisse, il plantait un sécuritas dans le parking, il y aurait de quoi mettre encore facilement 5 voitures là-dedans, mais bon, peu importe. C'est pas les grands espaces libres qui manquent dans ce pays....Alors quand y a plus de place sur le parking, tu te parques en sauvage sur les bandes d'herbe des environs et tu bénis le ciel d'avoir acheté un SUV et pas une berline ultra rabaissée...

Une fois parqué, tu fais descendre tout le monde, t'embarque tout le matos et tu entends la douce voix de petite chérie qui te dis "Maman, j'ai très besoin de faire pipi...."t'es à 2 doigts de rebrousser chemin et de rentrer, mais non tu prends sur toi, tu prends petite chérie par la main, en prenant soin avant d'expliquer à Aurèle qu'il n'a pas besoin de venir avec nous et qu'Elanor peut faire pipi toute seule. Comme tu as dû lâcher tous les sac,  ce pauvre Pierrick est maintenant chargé comme un âne avec Aurèle qui pleure à côté....Bref, tu t'arrête dans le buisson le plus proche et là tu recommences l'explication de comment faire pipi dans la nature quand on est une fille. C'était sans compter le maillot de bain une pièce...il a fallu enlever la robe pour libérer le costume de bain et s'entendre dire "ben en fait, non j'ai pas besoin, y a rien qui vient....". Bien, ça c'est fait...On peut aller à la plage maintenant?!?!

Donc nous voilà arrivé à la plage, une jolie petite crique de sable fin. Un sauveteur sur sa chaise haute, un périmètre délimité par des bouées pour signifier la zone protégée par Pamela Anderson et personne....enfin si un peu de monde, mais rien d'épatant. On est loin du samedi après-midi sur la plage de Préverenges ou de Rimini où la seule place que tu trouves est entre le terrain de volley et le pot de crème de ton voisin de serviette. Bref, on se trouve un petit coin sympa où poser notre bardas et hop dans l'eau. Joie, liesse, bonheur...l'eau est un peu fraîche tout de même soyons honnête, mais c'est surtout dû au 35° extérieur plus qu'à la température de l'eau elle même. Les enfants jouent dans l'eau comme des fous, puis courent sur la plage pour faire des châteaux de sable. On ne déroge pas au traditionnel "enterre moi dans le sable s'il te plait maman" et "au secours Maman, j'ai dû sable dans le costume de bain...."Un après-midi à la plage, comme on les aime. On a eu un plaisir fou, les enfants aussi. Encore une merveilleuse découverte. 

Depuis le temps, on a essayé une autre plage appelée Moonlight beach. C'était merveilleux aussi. Beaucoup plus grand ce coup-ci. Les bateaux viennent s'amarrer au large et les gens rejoignent la plage à pied...et oui étonnement l'eau est très peu profonde sur un sacré bout. C'est d'ailleurs tout à fait agréable avec les enfants. 

La découverte des plages de Sudbury a été un vrais bonheur et une suprise à laquelle nous ne nous attendions pas. On a été déçu en bien, comme on dit. Je peux vous jurer qu'on va y retourner, même si une question demeure: Le gardien est là pour surveiller la partie du lac qui se trouve à l'intérieur des bouées. Donc si tu te noies à l'extérieur du périmètre, est ce qu'il vient tout de même te sauver?

Sur ces bonnes paroles, n'oubliez pas vos maillots de bain quand vous viendrez nous voir cet été ou l'été prochain....

Plein de gros becs mouillés et sablonneux

Alex &co

















mardi 7 juin 2016

La mouche dans l'aspirateur

Coucou mes chers lecteurs,

Quand on voit le titre de cet article, on pourrait allègrement s'imaginer une histoire de ménage avec Alex qui aspire une mouche et des bruits bizarres par la suite et tout et tout, mais absolument pas du tout...rien à voir....

Mais je ne pouvais pas passer à côté de cette histoire incroyable. Et surtout, je me sentais prise d'une envie irréfreinée de vous faire partager le lexique incroyable de notre pays hôte.

Voilà donc qu'un jour, ma petite franco ontarienne de fille rentre de l'école avec un livre que la "Madame" (entendez par là, Maîtresse) lui a prêté. Un très beau livre au demeurant qui me semblait tout à fait sympathique et qui avait tout de suite été élu comme histoire du soir, rituel indispensable du coucher.

L'heure venue de l'histoire, nous nous asseyons tous les 4 sur le tapis de la chambre d'Elanor qui désigne alors son papa adoré comme conteur d'un soir. Elanor, Aurèle et moi sommes suspendus aux lèvres de Pierrick et écoutons cette histoire magnifique qu'est "la mouche dans l'aspirateur". Les dessins sont très beau. Il y a beaucoup d'humour, il faut prendre le temps de lire les moindres détails qui font rire les parents mais que les enfants ne comprennent pas encore....Les pages défilent et défilent quand tout à coup, Pierrick croche sur un mot...je voudrais lui venir en aide, mais je suis hélas écrasée de rire par terre... mes enfants me regardent interloqués...(c'est pas grave les enfants, vous comprendrez tout ça plus tard....) une fois que je me suis ressaisie, Pierrick a pu continuer l'histoire, mais c'était loin d'être terminé....

Nous avons découvert de très belles expressions qui nous ont beaucoup fait rire, on a pas tout compris non plus. Mais je ne résiste pas à l'idée de vous les faire découvrir.

Je vous embrasse tout fort et à bientôt


Alex &co